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Au Sahel, 3.000 Français face aux djihadistes

?????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????Sur un territoire grand comme dix fois la France, les hommes de l’opération Barkhane affrontent les groupes terroristes. Le drone, un Reaper au métal rutilant, dort paisiblement sous l’immense hangar de la base de Niamey, au Niger.

Dans quelques heures, il s’envolera pour surveiller les immensités désertiques sahéliennes à la recherche d’éventuels groupes djihadistes. Vingt mois après avoir mené campagne au Nord-Mali, la France n’en a pas fini avec le terrorisme africain. La bande sahélo-saharienne (BSS) est même devenue le front principal sur lequel sont engagées les troupes françaises.

Un front autrement plus vaste que celui du Levant puisqu’il s’étend de la Mauritanie au Tchad, soit 9,5 fois l’Hexagone. “Jamais, depuis la Seconde Guerre mondiale, nous n’avons connu de telles élongations”, reconnaît le général Jean-Pierre Palasset, à la tête de l’opération Barkhane.

Samedi soir, l’inquiétude de l’ONU

Cette opération, lancée le 1er août, remplace Serval au Nord-Mali et Épervier au Tchad. Au total, 3.000 hommes sont déployés. Sa spécificité : une coopération accrue avec la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad, réunis dans le G5 Sahel. Cette approche régionale est nécessaire, selon le commandant de la force :

“Depuis toujours, les groupes terroristes se jouent des frontières car ils tablent sur un non-droit de poursuite. Grâce à ce partenariat élargi, nous pouvons maintenant, en liaison avec nos partenaires, rentrer dans une logique de droit de poursuite dans les zones frontalières.” Niamey, avec une flotte de quatre drones et de trois Mirage 2000, constitue l’une des têtes de pont de Barkhane. Les deux autres se situent à Gao, au Nord-Mali, où sont stationnés plus d’un millier d’hommes, et Ndjamena, où est notamment installé le centre de commandement.

Mais, alors que Paris se vante, avec Serval, d’avoir tué plusieurs centaines de “terroristes”, de quelles forces disposent encore les groupes djihadistes de la BSS? Au Nord-Mali, plus précisément, elles seraient contenues, selon le général Palasset. Reste que l’ONU disait hier soir s’inquiéter du retour des djihadistes dans cette région.

La zone entre Aguelhok et Tessalit connaît effectivement depuis un bon mois une recrudescence des explosions de mines. Très récemment, l’opération Le Havre, menée conjointement avec la Minusma (troupes de l’ONU au Mali) dans le Tirghaghar, a permis de mettre la main sur 2.000 litres de carburant et sur une quantité non négligeable de composants explosifs.

“Le sud de la Libye, c’est le Far West”

À l’est, la situation semble encore plus dégradée du fait de la proximité de la frontière libyenne. Depuis la chute de Mouammar Kadhafi, le sud du pays est devenu le sanctuaire des djihadistes sahéliens. Ils y recrutent, s’y entraînent, y font des affaires.

Il y a plusieurs mois déjà, un membre de la police des frontières libyenne nous confiait : “Le sud, c’est le Far West. On y trafique de tout : des armes, de la drogue…” Depuis, du fait des combats qui se sont généralisés dans le pays et de l’absence de gouvernement central, la situation s’est détériorée. “Les groupes djihadistes entrent dans le pays et en sortent comme ils veulent”, ajoute un observateur libyen.

L’émir d’Aqmi, Abdelmalek Droukdel, ou le chef d’Al-Mourabitoune, Mokhtar Belmokhtar, y séjourneraient régulièrement. Les djihadistes libyens d’Ansar Al-Charia, présents également dans le Nord libyen, y ont établi des bases. Pour faire face, Barkhane devrait très prochainement établir une base avancée au Nord-Niger. Les États-Unis devraient, eux aussi, transférer leur base de drones de Niamey à Agadez, plus au nord.

Faut-il voir là un prélude à une intervention militaire en Libye? Au début du mois, Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense, a estimé que la France devait “agir en Libye” et plaidé “pour une mobilisation internationale”. Cette semaine à New York, c’est le président nigérien, Mahamadou Issoufou, qui a demandé que des initiatives “courageuses” soient mises en œuvre pour “mettre fin au chaos en Libye“.

Des appels qui ne semblent pour l’heure pas entendus. À raison, selon Samuel Laurent, spécialiste des mouvements djihadistes : “Intervenir en Libye serait une folie. Ce serait mettre le feu à toute la région.”

URL courte: http://www.pointschauds.info/fr/2014/09/28/au-sahel-3-000-francais-face-aux-djihadistes/

Publié par sur fév 11 2013. Archivé sous Evènement, Faits divers. Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse ou un trackback sur cet article

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