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Une guerre imminente entre les Etats-Unis et la Corée du Nord ?

Selon les experts, Kim Jong-un pourrait tester une bombe atomique dès demain samedi. Donald Trump a annoncé qu’il répliquerait militairement. L’un des deux craquera-t-il ?

En anglais, on appelle cette situation gravissime un “game of chicken” – un jeu de la poule mouillée. Deux automobilistes foncent l’un contre l’autre. Le premier qui fera l’embardée pour éviter le clash n’a pas de corones et sera déclaré perdant par son peuple et la communauté internationale. Telle est la situation – extrêmement dangereuse – entre Donald Trump et Kim Jong-un, le jeune leader nord-coréen.

“Un conflit pourrait éclater à tout moment”

Le risque d’un affrontement armé – qui pourrait être déclenché ce week-end – est tel que le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, vient d’alerter le monde :

“Un conflit pourrait éclater à tout moment” en Corée du Nord.

Pourquoi une telle alerte ? Ce samedi 15 avril, Pyongyang s’apprête à célébrer en grande pompe le 105e anniversaire de la naissance de Kim Il-sung, le fondateur de la Corée du Nord et grand-père du dirigeant actuel. Comme chaque année, le régime voudra, à cette occasion, faire un coup d’éclat. Or, selon les services de renseignement américain, japonais et sud-coréen, il pourrait organiser un drôle de feu d’artifice : tirer un nouveau missile de longue portée et/ou à effectuer un sixième essai nucléaire, tous deux interdits par des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies – et lignes rouges plusieurs fois réitérées par Donald Trump.

Qui sera la poule mouillée ?

“Game of chicken” ? D’un côté, Donald Trump a annoncé, samedi dernier, l’envoi vers la péninsule coréenne du porte-avions Carl-Vinson, transportant une cinquantaine d’avions de combat, accompagnés de trois navires lance-missiles et de sous-marins. L’armada est désormais arrivée “sur zone”, comme disent les militaires. Autrement dit, elle est prête à exécuter des frappes contre des installations nord-coréennes. Dans le camp d’en face, l’armée de Pyongyang a fait savoir, ce vendredi, qu’en cas d’attaque américaine, elle frapperait des bases de l’US Army en Corée du Sud et même le palais présidentiel à Séoul, ce dont elle est tout à fait capable ayant prépositionné des centaines batteries de missiles sur la frontière.

La bombe, c’est la légitimité de Kim Jong-un

Qui sera la poule mouillée ? Après la mort de son père, le jeune Kim Jong-un a assis sa légitimité grâce à la bombe pour laquelle il dépense des milliards de dollars. Mais il est convaincu que son arsenal atomique n’est pas encore suffisant pour assurer la survie de son régime tortionnaire. Il veut développer un missile doté d’une tête nucléaire capable d’atteindre l’Amérique et ainsi la dissuader définitivement de l’attaquer.

Pour y parvenir, les ingénieurs nord-coréens doivent encore affiner leur technologie en matière de fusée et de fusion thermonucléaire (seule une bombe H est suffisamment légère pour être projetée à plusieurs milliers de kilomètres par un missile). Il leur est donc indispensable de multiplier les tests. L’enjeu est aussi politique. Ces essais ont une grande valeur pour la propagande du régime qui se présente à son peuple comme le seul pouvant le protéger contre une invasion des impérialistes, américains, japonais et/ou sud-coréens. Si, sous la menace d’une intervention “yankee”, ces feux d’artifices nucléaires n’ont pas lieu, la fête nationaliste sera gâchée et Kim Jong-un sera désigné comme la “poule mouillée”. Son pouvoir sera gravement menacé.

La stratégie dissuasive de Trump

Donald Trump, lui, a tout fait, ces derniers jours, pour prouver au monde que ses menaces n’étaient pas bidon et qu’il avait les moyens de les mettre en œuvre si Kim Jong-un franchissait la ligne rouge. On l’a vu frapper une base militaire en Syrie. En Afghanistan, il a opportunément autorisé hier les militaires à employer la “mère de toutes les bombes” conventionnelles, une arme probablement similaire à celles qui pourraient être utilisées contre les sites nucléaires nord-coréens souterrains. Si le nouveau président américain ne réagit militairement à un essai nucléaire nord-coréen, toute sa stratégie de dissuasion s’effondre. Ce sera lui la poule mouillée.

Qui va gagner le “game of chicken” ? Peut-on espérer un match nul ? La Chine parviendra-t-elle à persuader son encombrant allié nord-coréen de ne pas tenter l’aventure ? Au risque de déclencher une troisième guerre mondiale, Donald Trump préférera-t-il finalement la diplomatie ? Réponse demain. Ou le 25 avril, lors de l’anniversaire de l’armée nord-coréenne, qui pourrait servir aussi de prétexte à un essai nucléaire.

 

Le régime nord-coréen est soupçonné de vouloir mener ce week-end un essai nucléaire.

a Corée du Nord s’apprête à célébrer le 105e anniversaire de la naissance de Kim Il-sung, premier dirigeant du pays et grand-père de Kim Jung-un, ce samedi 15 avril. Ce “Jour du soleil”, la plus importante fête nationale du pays, pourrait servir de prétexte à un déploiement de forces militaires. Selon de nombreux observateurs, le pays se préparerait à un nouveau tir de missile balistique ou même à son sixième test nucléaire, tous deux interdits par la communauté internationale, qui s’inquiète déjà de voir la tension monter entre Washington et Pyongyang.

“Une responsabilité historique”

“Un conflit pourrait éclater à tout moment” en Corée du Nord, a averti ce vendredi 14 avril le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, après de nouvelles menaces de Donald Trump envers le régime de Pyongyang.

“Le dialogue est la seule issue”, a-t-il déclaré lors d’un point de presse à Pékin en compagnie de son homologue français Jean-Marc Ayrault, au lendemain de propos du président américain promettant que le “problème” nord-coréen serait “traité”.

Quiconque provoquerait un conflit dans la péninsule coréenne “devra assumer une responsabilité historique et en payer le prix”, a martelé le ministre chinois.

“Une situation dont personne ne sortira vainqueur”

Dans le dossier du nucléaire nord-coréen, “le vainqueur ne sera pas celui qui tient les propos les plus durs ou qui montre le plus ses muscles. Si une guerre a lieu, le résultat sera une situation dont personne ne sortira vainqueur”, a prévenu Wang Yi, sans citer explicitement les récentes menaces du président américain :

“Je pense que toutes les parties concernées doivent être hautement vigilantes vis-à-vis de cette situation.”

La Chine, considérée comme la seule alliée de la Corée du Nord, s’oppose au programme nucléaire à visée militaire du régime de Kim Jong-un, mais a appelé régulièrement les Etats-Unis à la retenue dans ce dossier.

 

 

Une question de temps

“Les options militaires sont déjà en train d’être étudiées”, a déclaré de son côté ce vendredi un conseiller en politique étrangère de la Maison-Blanche, sous couvert d’anonymat, ajoutant s’attendre à ce que Pyongyang procède à un nouveau test, soit de missile balistique, soit nucléaire. Il a même ajouté :

“Avec ce régime, la question n’est pas de savoir si (cela va arriver) mais juste de savoir quand.”

Donald Trump avait annoncé samedi dernier l’envoi vers la péninsule coréenne du porte-avions Carl Vinson, escorté par trois navires lance-missiles, puis, quelques jours plus tard, avait évoqué une “armada” comprenant des sous-marins.

Un tel porte-avions transporte en général 70 à 80 avions ou hélicoptères, dont une cinquantaine d’avions de combat.

Pyongyang promet une “réponse sans pitié”

En réaction, la Corée du Nord s’est dit prête pour la “guerre”. L’armée de Pyongyang a promis une “réponse sans pitié” à toute provocation américaine, dans une déclaration publiée ce vendredi par KCNA, l’agence de presse officielle de la Corée du Nord.

Citant la récente frappe américaine en Syrie, l’armée nord-coréenne a affirmé que l’administration de Donald Trumpétait “entrée dans l’ère des menaces ouvertes et du chantage” contre la Corée du Nord.

Dans son communiqué publié par KCNA, l’armée nord-coréenne a assuré que les bases américaines en Corée du Sud – où le vice-président américain Mike Pence doit justement se rendre ce week-end en visite officielle – “tout comme les quartiers généraux du Mal tels que (le palais présidentiel sud-coréen de) la Maison bleue seraient pulvérisés en quelques minutes”.

“Plus de grosses cibles comme des porte-avions à propulsion nucléaire se rapprochent (de la péninsule coréenne), plus l’effet de frappes sans pitié sera grand”, a-t-elle ajouté.

URL courte: http://www.pointschauds.info/fr/2017/04/14/une-guerre-imminente-entre-les-etats-unis-et-la-coree-du-nord/

Publié par sur fév 11 2013. Archivé sous Evènement, Faits divers. Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse ou un trackback sur cet article

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