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CONSEIL DES MINISTRES : CE QUE J’AI RETENU DE LA CONFÉRENCE DES MINISTRES.

Ils étaient six ministres à se succéder aux micros pour expliquer chacun , en ce qui le concerne, ce qui lui paraissait être une décision importante prise lors du conseil de ministres du  jeudi 9 janvier 2020, le deuxième de cette année nouvelle. En ce qui concerne l’enseignement, selon son ministre, le fondamental va s’ouvrir sur de nouvelles perspectives avec l’approbation du projet de décret créant et  fixant les attributions, l’organisation et le fonctionnement d’un Conseil National de l’Education (CNE).

Ce projet de décret fixe à la fois les attributions et le domaine de compétence du conseil national qui se veut être l’instrumentalisation d’une instance indépendante qui jouera le rôle d’un organe consultatif. Ce conseil sera composé de 23 membres experts et cadres choisis  sur la base d’expériences solides dans le domaine de la réforme et de la restructuration de l’enseignement.

Le conseil sera placé sous la tutelle du ministre de l’Enseignement fondamental et de la Réforme de l’Éducation nationale. Il aura pour compétences de  donner avis sur les politiques et les programmes de réforme à même de garantir une bonne qualité de l’enseignement, et de présenter des recommandations et des suggestions aux ministres concernés par la problématique de l’enseignement.

Dans son intervention le Ministre M. Adama Bocar Soko a expliqué que le domaine de compétence du conseil sera élargi aux  secteurs public et privé de l’enseignement, à celui de l’éducation nationale, l’enseignement originel, à l’enseignement informel, à l’alphabétisation et la recherche scientifique.

Cette instance, -un modèle d’expérience d’un genre nouveau,  sera chargée de veiller au stricte respect des grandes orientations pédagogiques de l’État et à l’application de la législation en matière de réforme

J’ai pu retenir également des informations essentielles portées à notre connaissance par le  ministre du Commerce et du Tourisme, M. Sid’Ahmed Ould Mohamed, qui a présenté au conseil des ministres qui l’a approuvé un projet de loi relatif à la protection du consommateur mauritanien. Ce projet de loi vise l’institution d’un système rigoureux de contrôle en matière de qualité et de la sécurité des aliments proposés à la consommation des citoyens.

La nouvelle loi  comporte des règles générales qui définissent  l’organisation du marché, le contrôle de la qualité des produits de manière plus rigoureuse et définit le seuil minimal de critères pouvant faire l’objet d’un consensus qui  va garantir une réduction maximale  des risques auxquels peuvent être exposés les consommateurs des produits vendus sur le marché.
La loi énumère les dispositions introduites pour atteindre cet objectif et fixe leurs champs d’application. Elle préconise par ailleurs les moyens  de  sensibilisation du citoyen sur la sécurité des aliments, et elle énumère les règles préventives.
Au sujet des sanctions, le ministre a précisé que les auteurs des crimes relatifs à la violation de la loi sur les risques pour les consommateurs seront exposés à  de fortes sanctions.

Le Ministre  a porté à notre connaissance qu’il sera procédé à un recensement général des boutiques et des points de ventes d’aliments et de produits  destinés à la consommation ce qui va permette d’une part, d’avoir une base de données fiables sur le secteur  et d’autre part,  de faire un état des lieux réels des opérateurs dans le domaine du commerce de produits de consommation que ce commerce soit formel ou informel. La nouvelle loi va donc combler un vide juridique celui de protéger le consommateur et préserver la santé du citoyen. Enfin le ministre nous a révélé que depuis le départ à la retraite des éléments de la première vague des contrôleurs économiques aucune formation n’a été assurée pour cette filière. Il sera demandé à l’ENA de tenir compte du vide laissé par l’absence sur le terrain de ces agents spécialisés dans le domaine du contrôle économique, un domaine qui engendre par la présence physique des agents de l’état la protection  du consommateur.

Monsieur  Nany Ould Chrougha, le  ministre des Pêches et de l’Économie maritime, a déclaré avoir présenté au conseil des ministres un nouveau décret qui fixe le domaine public terrestre et maritime du port de Tanit. Il a rappelé pour -la petite histoire-,  l’histoire de cette zone maritime qui a suscité un grand intérêt depuis les années cinquante date à laquelle selon le Ministre remontent les premières études de faisabilité sans préciser toutefois de quelles études il s’agit.

Par contre en ce qui concerne la viabilisation de la zone le Ministre qui connait parfaitement tous les contours de la mise en place de cette infrastructure de dégagement du port de Nouakchott a apporté des éléments claires et précis. Il a souligné que compte-tenu de l’importance du rôle que va jouer ce port de par sa position géographique et grâce aux  infrastructures  qui y sont installés,  des routes seront aménagées et des zones d’habitation viabilisées. Une priorité sera donnée aux autochtones de la cité dans la distribution des parcelles à usage d’habitation. Des mesures d’accompagnement seront prises pour permettre aux populations déplacées pour leurs activités de pêche d’avoir accès aux services de base essentiels.

Le ministre de la justice, Dr. Haïmouda Ould  Ramdhane, a déclaré avoir présenté au Conseil des Ministres un projet de loi portant organisation de la profession d’avocat. Le texte du projet vise à harmoniser les réformes juridiques, économiques et sociales entreprises par le gouvernement, en vue de rehausser et perfectionner le rendement des intervenants dans le domaine judiciaire. Ce texte,  dans ce qui est nouveau,  vise le renforcement  et l’efficacité du rôle de l’avocat dans la lutte contre le blanchiment d’argent, le crime transfrontalier ou organisé.
Le ministre  a noté que ces nouveaux textes apporteront  une revue de la loi afin de mieux faire définir la profession d’avocat et élaborer des critères plus précis et plus  clairs pour accéder à la profession. Ce texte vise par ailleurs selon le ministre à mettre en place une organisation permettant une meilleure contribution des avocats à l’émergence d’un système judiciaire fiable. Le nouveau texte, répartit les avocats en deux catégories, ceux qui ont droit de se constituer devant les cours d’appel, et ceux déjà  inscrits sur la liste des avocats depuis cinq ans.

La conférence à son début comme à sa fin a été animée par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et des Technologies de l’information et de la communication (TIC), porte-parole du gouvernement, Dr Sidi Ould Salem, qui a porté à la connaissance des nombreux journalistes présents que le Conseil a examiné et adopté plusieurs  projets.

Mohamed Chighali

 

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Publié par sur fév 11 2013. Archivé sous Evènement, Faits divers. Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse ou un trackback sur cet article

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