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Air Algérie dans le collimateur de l'Union européenne

Un avion de la compagnie Air Algérie à l'aéroport d'Alger
Les avions d'Air Algérie pourraient se voir interdire l'entrée dans l'espace aérien européen. C'est le quotidien francophone El Watan qui le rapporte
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Nizar Baraka : "Nous devons remettre en marche l'ascenseur social"

Crise économique, réformes engagées, relations avec le Parlement... Bilan, à mi-parcours, de l’action du gouvernement de coalition entré en fonction en 2007 et dirigé par Abbas El Fassi, leader de l’Istiqlal. Suite


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El Hadj Omar Bongo Ondimba
[1935-2009]
Ancien Pr?sident de la R?publique Gabonaise
*********

"Un OUI n'a de sens que si celui qui le prononce, a la capacit? de dire NON..."
Lamine Gu?ye
[1891-1968]
Premier Pr?sident de l'Assembl?e nationale de la R?publique du S?n?gal
*********

? Un homme qui prive un autre homme de sa libert? est prisonnier de la haine, des pr?jug?s et de l??troitesse d?esprit ?
Nelson Rolihlahla Mandela
**********

? Ce qui m?effraie, ce n?est pas l?oppression des m?chants ; c?est l?indiff?rence des bons. ?
Martin Luther King
[1929-1968]
Pasteur am?ricain, leader des droits de l'homme
**********

(?) ? Nous luttons et nous sentons que nous triompherons toujours pour consolider nos principes de dignit?, de libert? et de grandeur, pour l'?tablissement d'un Etat ind?pendant d'une ind?pendance v?ritable, d'une ind?pendance politique et ?conomique ? (?)

Colonel Gamal Abdel Nasser
Homme politique ?gyptien ? l'origine de l'id?ologie "nass?rienne"
Il est l'un des principaux dirigeants politiques arabes de l'histoire moderne
Deuxi?me pr?sident de l'Egypte
[1918-1970]

**********

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Ernesto Rafael Guevara de la Serna,alias "Che" Guevara
[1928-1967]
R?volutionnaire et homme politique argentin
**********
 

"...Ensemble, organisons-nous et barrons la route ? l?exploitation, ensemble organisons-nous, vous de l?-bas et nous d?ici, contre ces temples de l?argent. Aucun autel, aucune croyance, aucun livre saint ni le Coran ni la Bible ni les autres, n?ont jamais pu r?concilier le riche et le pauvre, l?exploitateur et l?exploit?. Et si J?sus lui-m?me a d? prendre le fouet pour les chasser de son temple, c?est bien parce qu?ils n?entendent que ce langage..."
Capitaine Thomas Isidore No?l Sankara
[1949-1987]
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DOSSIER SPECIAL: SIDA: La marche inexorable et le SENLS au banc des accus
Posté le 26 December 2007 à 11:45:31 CET par MM

SIDA: La marche inexorable le SENLS au banc des accus?s

En Mauritanie, les chiffres sur le VIH/sida sont ignor?s. La question demeure du domaine du tabou. Malgr? l?existence d?un SENLS financ? ? coup de milliards, une action gouvernementale timide, le SIDA gagne du terrain? inexorablement.
Des statistiques modestes? pour l?instant.
Les statistiques officielles, en mati?re de SIDA, ? l?instar de tous les chiffres relatifs au pays, induisent ce constat qui ferait la fiert? de nos gouvernants : ? la situation est sous contr?le ?. Ainsi, la pr?valence du SIDA, ou s?ropr?valence, serait comprise entre 0,5% et 1%. En tout et pour tout, le pays compterait entre 5.000 et 7.000 individus s?ropositifs. Les cas de sida enregistr?s depuis 1988, selon une ?tude datant de 1996, s'?l?vent ? 532. A cet ?gard, un conseiller de l'ONUSIDA en Mauritanie, avait d?clar? : "M?me si ces chiffres restent encore bas, les nombreux facteurs favorisant l'existence de cas dans les coins les plus recul?s doivent nous amener ? craindre une situation beaucoup plus grave dans les prochaines ann?es".
En outre, il est ? remarquer que seuls les malades hospitalis?s ou en consultation pour une maladie sexuellement transmissible (MST) et les donneurs de sang (dons tr?s, tr?s limit?s) sont d?pist?s ? ce jour. D?o?, l?existence potentielle, ?ventuelle, plus que probable, de toute une marge de la population vivant dans l?ignorance totale de son statut s?rologique, ce qui augmente d?autant le risque de propagation de la maladie.
Un risque r?el?
Une situation qui pourrait s?aggraver avec la conjugaison de plusieurs facteurs d?terminants. D'abord, en d?pit du tapage m?diatique que la maladie a suscit? au plan international, en Mauritanie le sida demeure encore un sujet tabou, compl?tement tabou. Ce qui est de nature ? contrecarrer toute initiative en mati?re de pr?vention et d'information.
Par ailleurs, le manque de volont? de la part des pouvoirs publics, la pauvret?, le taux ?lev? d'analphab?tes (surtout chez les femmes), l'attitude d?favorable des hommes de religion ? l'?gard du pr?servatif, la stigmatisation des prostitu?es (la prostitution est interdite en Mauritanie, d'o? son d?veloppement clandestin dans les grandes agglom?rations), la polygamie, la

fr?quence des divorces et des remariages, la recrudescence des MST chez les populations sexuellement actives, le manque de s?curit? transfusionnelle et la mobilit? interne et externe des populations? sont autant de facteurs pouvant conduire ? une situation catastrophique.
Et ce d?autant plus que les efforts men?s dans la lutte contre l'?pid?mie ne suivent pas. Ils sont loin d??tre ? la mesure de la gravit? de la situation. Autant dire de la poudre aux yeux !
L?action du gouvernement
C'est en 1987 que les premiers cas de sida ont ?t? diagnostiqu?s en Mauritanie. Face ? la marche inexorable de la maladie, qui ne cesse de gagner du terrain ? l??chelle mondiale, surtout en Afrique, le gouvernement mauritanien a ?t? amen? ? prendre certaines mesures afin de s?inscrire dans le processus de lutte contre le sida. D?abord, il a ?t? d?cid? de cr?er le Programme national de lutte contre le sida et les MST (PNLS/MST) en 1990. Plac? sous la tutelle du Minist?re de la Sant? et des Affaires Sociales, cette entit? traite toutes les questions relatives ? la lutte contre le sida. Ainsi, le coordonnateur du programme n?gocie avec les divers partenaires, arr?te une strat?gie nationale et veille ? son application. Vaste programme !
?D?s la mise en place du PNLS/MST, un personnel m?dical a ?t? form? afin de r?pondre aux besoins de plus en plus accrus des h?pitaux. Six centres de d?pistage du sida ont ?t? ouverts ? travers le pays : deux dans le nord-ouest (Nouakchott, Nouadhibou), deux dans le sud-est (Kiffa, Aioun) et deux dans le sud (Ka?di, Selibaby).
Ces centres r?gionaux, cr??s dans la foul?e d?un programme non cibl? vers une population rurale encore r?tive au sujet d?une maladie ? diabolique ?, fonctionneront tant bien que mal jusqu?en ? 1996. C?est alors que quatre de ces centres ont ferm?, faute de r?actifs, dit-on. Des r?actifs pourtant pr?vus ? suffisance dans les multiples requ?tes de financement ! Les financements n?ont jamais cess?, ce sont plut?t les r?actifs qui font d?faut. Allez savoir pourquoi?Seuls les centres de Nouakchott (la capitale du pays) et de Nouadhibou (la capitale ?conomique) demeurent encore fonctionnels.
L?implication de la soci?t? civile
Au niveau associatif, plusieurs initiatives ont vu le jour. Il y plusieurs associations nationales qui m?nent des actions dans le domaine de la lutte contre le sida. Dont principalement Stop- sida, l'ONG Espoir, l'Association mauritanienne pour la promotion de la famille, Terre Vivante et l'Institut Mariem Diallo. Les associations phares, pionni?res, celles qui se taillent la part du lion du g?teau du SIDA.
?Pour une coordination plus efficace, pr?tend-on, de leurs actions, ces associations se sont constitu?es, en novembre 1997, en un r?seau dirig? par l'ONG Stop Sida. C?est l? un cas av?r? de monopole, un trust emp?chant toute concurrence saine en mati?re de financement. Parall?lement au gouvernement et aux ONG nationales, d?autres acteurs op?rent aussi, ce sont les ONG internationales intervenant dans des activit?s connexes. Il s?agit de World Vision, du Corps de la paix, de Caritas-Mauritanie, de la FLM.
Les activit?s
Chez nous, malheureusement les activit?s se limitent ? la litanie habituelle : information, sensibilisation, vulgarisation. La maladie, on en parle comme d?une chose d?sincarn?e qui n?arrive qu?aux damn?s. Le malade, ce sinistre individu mal barr?, ayant malencontreusement contract? la maladie ? l?occasion d??v?nements plus que funestes, le malade n?est ?voqu? qu?? la troisi?me personne. Les associations sont dirig?es par des personnes saines, pas par les malades. A l?exception d?une femme courageuse intr?pide, personne, en Mauritanie, n?a os? d?clarer publiquement son statut s?rologique.
Or, tant que les associations de lutte contre le SIDA ne sont pas dirig?es par et pour les malades eux-m?mes, le financement, point d?orgue de l?affaire ? comme en toute chose du reste dans la patrie du million de thieb thieb ? restera le n?ud du probl?me. Des personnes sans aucun scrupule, m?neront la danse, une danse macabre pendant que les malades, trinqueront au buffet du SIDA. L?enjeu, il faut le dire est de taille.
Des activit?s ponctuelles, quasiment sans impact face ? un Sida qui fait des ravages !
Chez nous donc, les activit?s se limitent ? des op?rations tr?s ponctuelles, par la th?matique (principalement information et sensibilisation de l'opinion publique sur les probl?mes du sida, rien que de la th?orie). En plus, elles ont lieu, g?n?ralement autour de la journ?e mondiale de lutte contre le sida, ? savoir le 1er d?cembre de chaque ann?e. Dans la plupart des cas, il s?agit de campagnes multim?dias de sensibilisation sur la gravit? du sida, ses modes de transmission et les moyens de pr?vention.
?Le pr?servatif n?est ?voqu? que de fa?on timide. Ni la radio nationale, ni la t?l?vision nationale n'en parlent ouvertement. On se limite au slogan ? le SIDA est dangereux, il tue, prot?gez-vous ? sans expliquer comment le faire. Des discussions sont organis?es dans les centres de sant?, les ?tablissements scolaires ainsi qu?? l'universit? de Nouakchott. Officiellement, la lutte contre le sida peut se r?sumer en deux mots contradictoires : pr?vention et discr?tion. Quelle d?licatesse !
M?decine et religion
L?un des points saillants du discours sur le sida en Mauritanie est la confrontation entre les discours scientifiques et religieux, ? en croire un rapport ?tabli par l'ONUSIDA en Mauritanie. Les scientifiques sont favorables ? une plus grande promotion de l?usage du pr?servatif, l?important ?tant la pr?servation de la sant?, ind?pendamment de toute autre consid?ration. Tandis que les religieux mettent l?accent davantage sur la fid?lit? et l'abstinence, lesquelles, il est vrai, constituent un rempart au SIDA. Mais, quel message ? l?intention des jeunes est-il susceptible de mieux passer ? Le discours de la morale ou le discours de la v?rit? ?
?Conscients que la religion est une donn?e in?vitable, avec laquelle il faut compter, dans une soci?t? aux m?urs traditionnelles telle que la n?tre, les membres de Stop Sida, une des associations les plus actives sur le terrain ? engrangeant d??normes financements ? ont choisi un religieux ? la t?te de l'organisation. Un choix non d?nu? de calculs. Parlant de leur strat?gie, Mme Fatimetou Mint Maham, secr?taire g?n?rale de Stop Sida, a d?clar?: "Parler du sida dans un pays fortement islamis? comme la Mauritanie, est un grand paradoxe. Pour r?ussir, il faut reconna?tre la compl?mentarit? des discours religieux et scientifiques". Elle ajoute : "Notre objectif, c'est d'amener les religieux ? parler du sida et du pr?servatif sans heurt. On peut dire que Stop Sida a en partie r?ussi parce qu'on parle souvent du sida pendant la grande pri?re hebdomadaire du vendredi".
Le sid?en : Un malade qui s?ignore? avec la complicit? des services m?dicaux !
Reste le probl?me de prise en charge des malades du sida, probl?me qui se pose aussi avec beaucoup d'acuit?. En effet, ici, en Mauritanie, chose inimaginable ailleurs, on peut ?tre infect? par le sida et mourir sans jamais le savoir. Pourquoi ? Par exc?s de pudeur, nous dit-on. A ce propos, le coordonnateur du SENLS d?clare : "L'information du s?ropositif reste encore tr?s confidentielle. Ni la famille, ni les amis et parfois m?me le patient n'ont le droit de savoir si ce dernier est infect? du sida". Et M. L? Baidy, chef de service des laboratoires du Centre hospitalier national de Nouakchott, d'ajouter: "Nous avons peur des cons?quences qu'une telle annonce pourrait engendrer dans le milieu du malade".
La faute ? qui ? On le voit, ? l??coute de tous ces prestataires des services de sant?, la responsabilit? incombe d?abord aux praticiens de la sant?. Ils ne font que reproduire les r?flexes d?une soci?t?? qu?ils voudraient combattre. Une contradiction, une ambigu?t?, un dilemme, qui en disent long sur l?efficacit? de leur strat?gie.
La solidarit? internationale ? l??uvre
La prise de conscience au sujet de l?impact terrible du sida ? une v?ritable boucherie plus meurtri?re qu?une guerre mondiale ! ? a permis, ces derni?res ann?es, de mobiliser des fonds importants ? tr?s importants ? pour lutter contre ce fl?au des temps modernes qui tue, tous les ans, plusieurs millions de personnes dans le monde. Et le pire demeure toujours ? craindre ! Cette prise de conscience ? au sein des pays riches ? a aussi amen? l?engagement de divers acteurs agissants dans ce domaine : institutions internationales, gouvernements, fondations priv?es, ou entreprises, personnes priv?es. Cet ?lan encourageant ne permet pas, malgr? tout, de r?pondre ? l?ensemble des besoins dans les pays les plus pauvres de la plan?te. Mais c?est la preuve que, face ? un enjeu d?une telle ampleur, des actions sont possibles, si minimes soient-elles.
Le Sida : un sujet tabou??
Dans les pays du Maghreb, le Sida est un sujet tabou. Comme, du reste, toute question relative ? la sexualit?. En d?pit de taux de pr?valence plus que modestes, de l?ordre de 0,3 %, chiffre bien d?risoire compar? aux 9 % de leurs voisins subsahariens, les pays du Maghreb ne sont gu?re ? l?abri d?une explosion prochaine du nombre de contaminations. Les jeunes, comme les personnes plus ?g?es, ne mesurent pas le risque encouru. Tout ce qui a rapport au sexe est enferm? sous le sceau de l?interdit. It is forbidden. Il est d?fendu d?en parler. M?me les praticiens de la sant?, la presse, les ?ducateurs, les enseignants, les leaders politiques sont tenus de souscrire ? cette morale sociale. Personne n?en parle, si ce n?est un certain 1er d?cembre ou ? l?occasion d?une rare rencontre consacr?e ? la question.
Jeunes et Sida : Des candidats potentiels?
Pourtant, ces filles en jupe courte qui hantent les discoth?ques, ces hommes qui se faufilent par deux au milieu de la foule aussi discr?tement que possible et ces naufrag?s qui se piquent l?avant-bras planqu?s au bout d?un terrain vague font partie du paysage. On les voit, mais ils ne cadrent pas tout ? fait avec la morale ambiante d?une soci?t? qui se croit bien faite. On les tol?re. ? condition qu?ils cachent leurs d?bauches pr?sum?es et meurent en silence, lion des regards. Oubli?s de tous. M?me les gros titres de la presse suppos?e progressiste les ignorent. Personne n?en parle. Comme s?ils n?existaient. A l?image de ces statistiques rassurantes qui nous font croire que tout est bien, que le mal n?existe pas, que la situation est sous contr?le.
Manque de formation?

Les m?decins ne sont pas suffisamment form?s sur la question. Les m?dias ne traitent de la question que tr?s rarement, comme ? l?occasion du 1er d?cembre, journ?e internationale du Sida. Dix ans apr?s la cr?ation du PNLS, rien n?a chang?. Le public ignore la maladie et ses modes de transmission. R?sultat : personne ne se prot?ge. Pourtant, les grandes villes demeurent un important foyer ? risque, ? cause de la prostitution. Qu?elles hantent les bouges des quartiers mal fam?s ou les palaces du centre ville, ces jeunes filles ? la d?marche f?line sont toutes menac?es par le VIH. Tout comme leurs compagnons de gal?re qui se shootent ? l?alcool ou ? la poudre blanche. L?Onusida rel?ve que ? l?augmentation des cas de contamination chez les consommateurs de drogues injectables est pr?occupante ?. Cela est d?autant plus vrai que le trafic de la drogue prend de plus en plus de l?ampleur chez nous. A un rythme ahurissant !
M?me les activit?s les plus ?l?mentaires comme la promotion du pr?servatif sont en grande partie absentes dans notre pays, ? l?instar du reste des pays maghr?bins, indique l?Onusida. ? Les gens se croient prot?g?s par leur morale sociale, explique Zohira Merrah. Pourtant, et mon histoire le prouve, nous sommes tous concern?s. ? Zohira Merrah est une femme Alg?rienne, contamin?e par son mari. Elle est fondatrice de la seule association de s?ropositifs au Maghreb, El-Hayet pour tenter de briser l?interdit qui p?se sur ce sujet de Tunis ? Rabat.
Le silence tue aussi?
Int?grer des cours sur les maladies sexuellement transmissibles dans les programmes scolaires serait plus efficace que ce sursaut m?diatique isol? et ?ph?m?re du 1er d?cembre. Les jeunes, qui sont la force de travail de demain, sont les premi?res victimes d?une maladie dont personne n?ose vraiment parler. La Banque mondiale a calcul? le prix de l?inaction des gouvernements maghr?bins dans un rapport publi? en novembre 2003. Cet immobilisme pourrait co?ter chaque ann?e plus d?un tiers de leur PIB d?ici ? 2025. ? Si les gouvernements maghr?bins veulent de vrais programmes de lutte contre le sida, pr?vient Oussama Tawil, responsable r?gional de l?Onusida au Maghreb, ils ne pourront pas faire l??conomie d?un d?bat public sur la place de la sexualit? dans la soci?t?. ? Telle est la facture, le prix ? payer, de ce d?ni collectif du Sida.
Les profiteurs parasitent la lutte contre le Sida
En Mauritanie, il existe une classification des ONG suivant des crit?res sp?cifiques : les grandes et les petites. Pour b?n?ficier de financements, il faut ?tre une grande ONG. Et pour ?tre estampill?e grande ONG, il faut avoir b?n?fici? pr?alablement d?un financement annuel de l?ordre de 30.000.000 d?UM. Autant dire, le paradoxe de l??uf et de la poule. Lequel a pr?c?d? l?autre ? That?s the question ?
X est une ONG minor de lutte contre le sida, situ?e dans les profondeurs du classement. Elle s?occupe de la lutte contre le SIDA ? en croire son r?c?piss?, d?livr? dans la h?te par un Minist?re peu avare, donc prodigue, en mati?re d?agr?ment pour les organisations de la soci?t? civile. Une ONG qui a b?n?fici? du financement de sous-activit?s d?un financement plus important qui demeure du lot des grandes ONG (class?es A). Sur le papier et les innombrables photos, ?tal?s ? toute occasion, de multiples activit?s, plus fictives que r?elles, auraient ?t? effectu?es gr?ce ? telle ONG major. L?unique action remonterait loin, des fois ? quelques ann?es. Depuis, cette petite ONG, bien que minor et fictive, continue de b?n?ficier des largesses du SENLS, via une grande ONG major. Malgr? les financements ? perte et les actions suppos?es d?ONG fictives, le pourcentage de personnes convaincues de l?existence du Sida reste minime au sein d?une population ? majorit? cr?dule. Le danger est pourtant r?el. Comment y faire face ? L? est le drame.
Le financement : une manne pour les associations
Le Programme National de Lutte contre le Sida (PNLS), devenu aujourd?hui le SENLS (Secr?tariat Ex?cutif de Lutte contre le Sida) a fait son apparition en Mauritanie en 1990. Son approche consiste ? impliquer la soci?t? civile ? pas n?importe laquelle, mais uniquement celle qu?il aura coopt?e selon son bon vouloir ? dans la lutte contre le sida, afin qu'elle puisse mener des actions de sensibilisation sur les dangers du Sida et ses modes de transmission. Quand le financement a ?t? annonc?, les candidats ne manquaient pas, mais au bout il y a peu d??lus, toujours les m?mes, ceux qui gravitent autour des ONG privil?gi?es, membres du r?seau pr?sid? par Stop Sida. Une manne financi?re pour ce cartel. De plus en plus d?activistes pointent un doigt accusateur sur certains cadres du minist?re de la Sant?, du Comit? national, et du Secr?tariat Ex?cutif qui ont suscit? la cr?ation de nouvelles ONG plus ou moins fictives dans leur propre int?r?t.

?Pour chaque activit? pr?tendument effectu?e, l'ONG major re?oit, jusqu?? 30.000.000 d?UM. Les ONG minors se font ensuite payer (rien que des miettes) par l?ONG major, principal b?n?ficiaire, pour former leurs pairs ?ducateurs. Et la boucle est boucl?e. ? partir de cette manne tomb?e du ciel, les autorit?s charg?es de la gestion des fonds, avec la complicit? de certaines ONG, ont multipli? les antennes locales de lutte fictives empochant ainsi chaque ann?e les fonds qui leur ?taient destin?s. Tout cela avec la b?n?diction d?un SENLS tout-puissant. Pourtant, le SENLS est un organisme national de coordination de la riposte au Sida. Il est suppos? ?tre ? repr?sentation large et multisectorielle. Min? par les conflits d?int?r?ts, la mauvaise gestion, des conditions plus que douteuses d?attribution des financements, il a compl?tement rat? sa mission. C?est bien dommage ! La Presse n?est pas en reste
Le SENLS op?re, avec la presse exactement comme avec les ONG. Certains journaux, tri?s sur le volet, sont coopt?s pour publier leurs communiqu?s, les appels ? candidatures et autres avis. Des abonnements de soutien et autres ? encouragements ?, sont accord?s, sous r?serve garder une ligne ?ditoriale favorable au SENLS, de s?abstenir de publier des informations qui lui seraient d?favorables. Un comportement honteux qui jette le discr?dit le plus total sur une institution qui semble ?chapper ? tout contr?le. L?Inspection G?n?rale de l?Etat, manifestement trop occup?e ? passer au crible des finances publiques peu transparentes, semble laisser la bride aux projets b?n?ficiant de financements ext?rieurs. Les organisations de la soci?t? civile, ONG, groupements professionnels, journaux et autres associations ?chappent ? tout contr?le. Il leur est loisible de concocter des rapports complaisants, mensongers, limiter leurs activit?s ? des causeries sans suite, ni impacts, personne de leur demandera des comptes. A cet ?gard, il est plus que primordial que soit cr??e une sorte d?IGAS (Inspection G?n?rale des Affaires Sociales). Faute de quoi, le laxisme aura de beaux de jours devant lui en Mauritanie. H?las !

?Mohamed



Note: info source : POINTS CHAUDS Bimensuel N? 92

 
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